L’icône portoricaine a offert un avant-goût de sa future prestation lors du mythique show de la mi-temps de la finale de la NFL, à travers une vidéo d’introduction imprégnée de culture latino, souvent pointée du doigt par certains conservateurs opposés à la présence de l’artiste.
À 23 jours du Super Bowl LX, Bad Bunny intensifie la promotion de ce qui s’annonce comme l’un des spectacles de mi-temps les plus attendus de l’histoire du football américain. Le chanteur portoricain a ainsi dévoilé, le 16 janvier 2026, un teaser percutant consacré à cette performance.
La vidéo, publiée sur son compte Instagram et sur Apple Music – principal partenaire de l’événement –, donne un aperçu électrisant du rendez-vous prévu le 8 février 2026 au Levi’s Stadium de Santa Clara, en Californie.
Tourné intégralement à Porto Rico, le clip montre Bad Bunny en train de danser avec des personnes de tous âges et de tous milieux, porté par son titre entraînant « Baile Inolvidable » (« danse inoubliable », en français).
Les séquences mêlent culture, proximité et énergie dans une ambiance de fête qui donne l’impression que la célébration a déjà commencé, bien avant le jour J. « El mundo verá » (« le monde dansera »), promet d’ailleurs l’artiste, de son vrai nom Benito Antonio Martínez Ocasio, en légende.
Un phénomène planétaire confirm
Sur les réseaux sociaux, la réaction a été immédiate, avec une multiplication des commentaires mêlant anglais et espagnol, reflet de cette audience transnationale qui a fait de Bad Bunny l’un des artistes les plus influents de sa génération.
Il a ainsi décroché fin 2025, pour la quatrième année, le statut d’artiste le plus écouté au monde sur Spotify, avec plus de 19,8 milliards d’écoutes. Son album « Debí Tirar Más Fotos » a également été sacré sortie la plus streamée de l’année sur la plateforme, devant des stars comme Taylor Swift.
Le show de mi-temps du Super Bowl constitue donc pour ce trentenaire, détenteur de trois Grammy Awards, une occasion privilégiée de mettre en lumière la richesse de la culture portoricaine et latino-américaine devant une audience planétaire.
Un show pris dans la guerre culturelle
Mais sa désignation comme tête d’affiche ne fait pas l’unanimité dans une Amérique plus que jamais traversée par la guerre culturelle, avec une offensive conservatrice particulièrement virulente.
Le président Donald Trump a ainsi fustigé en octobre 2025, sur Newsmax, une décision jugée “absolument ridicule”, alors que Bad Bunny, au-delà de son attachement à la culture latino, n’a jamais caché ses positions critiques sur la politique migratoire du dirigeant républicain.
“Beaucoup de gens n’aiment pas l’idée de voir Bad Bunny au Super Bowl. Eh bien, tout le monde n’est pas tenu d’apprécier tout ce que nous faisons. Bad Bunny est génial”, a répliqué le directeur marketing de la NFL, Tim Ellis, après que le commissaire Roger Goodell a assuré que la ligue n’avait “aucun regret” et n’envisageait aucun changement concernant ce choix.
