Une collection inédite d’objets personnels ayant appartenu à l’icône hollywoodienne sera prochainement proposée à la vente. De quoi dévoiler des facettes méconnues de la vie ô combien tourmentée de cette star funambule.
Une vente aux enchères exceptionnelle s’apprête à lever le voile sur l’intimité de Marilyn Monroe. Pour la première fois, des objets personnels de l’actrice, conservés pendant des décennies par la succession de Norman et Hedda Rosten, seront proposés au public le 1ᵉʳ juin, date qui aurait marqué son 100ᵉ anniversaire.
Contrairement aux pièces qui ont circulé sur le marché de l’art au fil des années, cette collection constitue une véritable découverte, préservée dans les confins de la succession du couple Rosten, poètes et confidents de la star.
Contrairement aux pièces déjà passées de main en main sur le marché de l’art, cette collection constitue une véritable découverte, restée jusqu’ici dans les archives du couple Rosten, poètes et proches confidents de la star. Norman, le poète américain, et Hedda figuraient en effet parmi ses familiers les plus intimes, témoins privilégiés de ses joies comme de ses tourments.
« C’est vraiment spécial, car il ne s’agit pas de documents qui ont été achetés et revendus au fil des décennies », souligne auprès de Reuters Brian Chanes, directeur senior du département Hollywood et divertissement chez Heritage Auctions, lors d’une présentation de la collection.
Des pièces iconiques témoins de moments clés
« C’est comme soulever le capot et entrer dans l’esprit de Marilyn, découvrir sa générosité et tout le spectre de sa personnalité, en tant que femme et en tant que star », poursuit l’expert.
Parmi les lots phares figure une paire de petites boucles d’oreilles créoles que Marilyn portait lors d’une séance photo devenue mythique, celle où elle envoie son fameux baiser soufflé. Ces bijoux modestes illustrent le paradoxe d’une actrice capable de transformer les objets les plus simples en icônes culturelles.
Autre pièce marquante : un tailleur en laine Christian Dior d’une grande sobriété, porté pendant sa lune de miel avec le joueur de baseball Joe DiMaggio. Au‑delà du glamour, la vente comprend aussi des documents personnels d’une intensité émotionnelle troublante.
« Je me sens comme si je me noyais »
Comme cette note manuscrite rédigée sur du papier à en‑tête de l’Hôtel del Coronado, durant le tournage de « Certains l’aiment chaud » (Some Like It Hot), qui dévoile l’état de fragilité de l’actrice.
« Je me sens comme si je me noyais », y écrit‑elle, peu avant une overdose qui contraindra la production à interrompre brièvement le tournage. « On peut ressentir l’angoisse dans son écriture », confie Chanes.
Ces lignes offrent un témoignage brut de la vulnérabilité psychologique qui hantera Marilyn jusqu’à sa mort en 1962, à 36 ans. Elles mettent en lumière le contraste entre l’image publique de blonde incendiaire et la réalité d’une femme en proie à l’anxiété, aux addictions et à une profonde solitude.
L’empreinte de la mannequin sur la culture populaire demeure exceptionnelle. Sa popularité continue de croître des décennies après sa disparition. « Une icône », résume l’expert de la maison de ventes.
