Supergirl dévoile ses secrets

La première bande-annonce du prochain opus de DC Studios a été dévoilée, offrant aux fans un aperçu prometteur de ce qui s’annonce comme l’une des sorties les plus attendues de 2026.

Après « Superman », place à « Supergirl ». Le deuxième chapitre du nouveau DC Universe (DCU), attendu pour juin 2026, a révélé son premier teaser le 11 décembre dernier. Inspiré du comic Woman of Tomorrow, le film évoque dès ses premières images l’atmosphère des Gardiens de la Galaxie, selon la critique du YouTubeur spécialisé Captain Popcorn.

L’actrice australienne Milly Alcock, révélée dans la première saison de House of the Dragon, endosse le rôle-titre. Un choix salué, tant la comédienne a déjà prouvé sa capacité à incarner des figures complexes et tourmentées.

Dans ces premières séquences, elle campe une Kara Zor-El de 23 ans, dernière survivante de Krypton, bien différente de son illustre cousin Superman. Autrement dit, une héroïne marquée par le traumatisme et porteuse d’une vision plus désabusée de l’humanité.

L’intrigue suit par ailleurs Kara dans ses errances interstellaires, jusqu’à sa rencontre avec Ruthye Marye Knoll, une enfant extraterrestre déterminée à venger son père, tué par le pirate spatial Krem of the Yellow Hills.

Superman vs Supergirl : deux visions du monde

Le film établit d’emblée une opposition centrale entre les deux kryptoniens. Comme l’affirme Kara dans le teaser, « Là où Superman voit le meilleur des gens, elle voit la vérité. » Une différence qui trouve ses racines dans leurs expériences de vie radicalement opposées.

Alors que Clark Kent a grandi dans la sérénité de Smallville, Kara a assisté à la destruction de Krypton, un drame fondateur ayant façonné sa personnalité et son rapport à l’univers. Le slogan du film, « Look Out », détourne d’ailleurs celui de Superman, « Look Up », pour symboliser cette divergence morale et émotionnelle.

Une séquence marquante montre Krypto, le super-chien de Kara, urinant sur un exemplaire du Daily Planet. La une du journal annonce notamment que Superman sauve Metropolis d’une explosion nucléaire, tandis que sa cousine se préoccupe de chats égarés, un contraste ironique mettant en lumière leurs missions respectives.

Une héroïne entre ombre et lumière

Au-delà des scènes d’action et des visuels spectaculaires, Supergirl semble vouloir explorer des dilemmes moraux plus profonds. Si Kara perçoit les humains avec lucidité et sévérité, cela fait-il d’elle une héroïne moins noble que Superman ? Quelle place accorde-t-elle à la bonté dans un monde qu’elle juge cruel ? Quelle valeur donne-t-elle à la vie ?

Craig Gillespie, habitué des portraits de personnages marginalisés ou tourmentés, paraît particulièrement adapté pour donner chair à cette vision nuancée. Son approche résonne avec celle du scénariste des comics, Tom King, réputé pour ses récits denses et introspectifs.

Entre aventure cosmique, questionnement éthique et introspection psychologique, Supergirl s’annonce comme un jalon majeur dans la redéfinition du mythe super-héroïque au cinéma.

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