À 41 ans, la légende de la NBA s’engage sans doute dans une dernière quête de titre, dans un effectif déjà saturé de stars offensives.
LeBron James portera donc le maillot de Philadelphie la saison prochaine. Après des mois d’incertitude, l’ailier arrivé en fin de contrat avec les Lakers a annoncé, vendredi 24 juillet 2026, qu’il rejoignait les 76ers, dans le cadre d’un contrat de deux ans pour 8 millions de dollars.
Assorti d’une option joueur pour la deuxième année, l’accord marque la fin de son aventure de près d’une décennie avec la franchise de Los Angeles. « J’ai encore envie de faire des sacrifices, de travailler, de me donner à fond », a justifié le meilleur marqueur de l’histoire de la ligue dans une publication sur les réseaux sociaux.
Selon un consultant de NBC Sports, cette signature s’inscrit dans une séquence remarquable pour le front office des Sixers, dirigé par Bob Myers et Mike Gansey, qui aurait « transformé Paul George et son contrat toxique, ainsi que deux premiers tours de draft, en Jaylen Brown puis en LeBron James ».
Une décision guidée par la seule quête du titre
L’arrivée de Brown, obtenu justement en échange de George, aurait d’ailleurs pesé lourd dans la décision du quadruple champion. Contrairement aux hypothèses qui circulaient, ce choix n’obéit ni à des considérations familiales ni à des motivations financières.
Toute la famille de LeBron reste ainsi sur la côte ouest ou en Arizona, son fils Bronny évoluant chez les Lakers, Bryce à l’université d’Arizona, et son épouse Savannah avec leur fille Zuri à Los Angeles. Soit à près de 5 000 kilomètres de Philadelphie.
Sur le plan salarial, l’intéressé touchera à peu de choses près le minimum vétéran. Sa décision serait donc surtout motivée par la quête obsessionnelle de LeBron James pour rattraper le nombre de titres de Michael Jordan, une course qu’il qualifierait lui-même de poursuite après un « fantôme ».
L’effectif des Sixers pourrait ainsi constituer sa meilleure chance de jouer le titre parmi toutes les options qui s’offraient à lui, notamment Miami, Cleveland, Golden State ou Minnesota.
Un atout à double tranchant ?
L’atout offensif des Sixers pourrait toutefois se révéler à double tranchant. La principale inquiétude tient à la répartition des tirs. Philadelphie aligne en effet désormais quatre joueurs parmi les cinquante meilleurs de la ligue en taux d’utilisation parmi les titulaires, avec Brown, Maxey, Embiid et LeBron.
Ce dernier devrait donc endosser un rôle de facilitateur plutôt que de scoreur. Une source proche du club a même confié à NBC qu’Embiid, pilier historique de la franchise, considère toujours l’équipe comme la sienne et s’attendra à rester le point focal du système offensif lorsqu’il est sur le parquet.
L’arrivée de LeBron pourrait néanmoins permettre de ménager le pivot camerounais, en proie aux blessures, en limitant son temps de jeu à une trentaine de minutes sur une cinquantaine de rencontres.
